L’action de sensibilisation des femmes sur les violences et la prise en charge par AZUR Développement à Pointe-Noire

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Le projet de « Prévention des violences et prise en charge des femmes et enfants victimes de violence », réalisé par AZUR Développement de Novembre 2017 à Juin 2018 à Pointe-Noire, avec l’appui de South Offshore et Le Fonds Mondial pour les femmes, vise à contribuer au renforcement de la protection des femmes et enfants vulnérables. Ce projet s’inscrit dans la complémentarité au projet du « Renforcement de la société civile et des acteurs Etatiques pour améliorer le respect des droits des filles et femmes congolaises », financé par l’Union européenne, pour une durée de 3ans.

Le projet a prévu, à travers des sensibilisations dans les centres de santé intégrés ainsi que dans les quartiers, atteindre 1100 femmes et filles, 60 leaders des quartiers comprenant les responsables religieux, les commerçants les enseignants et responsables des groupes associations de quartiers, 500 auditeurs des émissions radio et 50 femmes et enfants victimes de violence.

Les femmes, une cible de point de mire

Durant le mois de Juin 2018, dans les quartiers de Mvoumvou et Mongo Mpoukou, les animatrices d’AZUR Développement ont effectué des sessions de sensibilisation qui ont porté sur les conséquences des violences, et l’orientation des victimes vers les services du guichet unique d’assistance aux femmes et enfants victimes de violence. Ces sessions ont connu une participation assez considérable des femmes dans ces milieux.

A la suite de celles-ci, l’équipe de Com d’AZUR a rencontré en Juillet 2018, Célestin Pembelo, chef du centre de santé intégré (CSI) Saint Joseph de Mvoumvou, et Véronique Kokolo, représentante administrative (cheffe) du quartier 08 à Mvoumvou sur les retombées de ces sensibilisations et sur la collaboration avec AZUR Développement.

Les issues des sensibilisations

Responsable du centre depuis 3ans, Célestin Pembelo s’est félicité de cette action menée par AZUR, et de la sélection du CSI Saint Joseph. Pour lui, il y a une différence entre avant et après les sessions de sensibilisation : « C’est une bonne initiative cette action. Certaines femmes ont des déclarations à faire mais elles ne savent pas où,elles ne sont pas orientées. La sage femme principale m’a informé qu’après votre passage, elle a reçu des femmes qui sont venues vers elles. Lors des sessions elles étaient beaucoup réticentes, par crainte d’afficher leur situation. Alors en venant la voir individuellement elles sont sur de la confidentialité ».

Par ailleurs, le responsable du centre a rappelé sa volonté manifeste de continuer cette collaboration avec AZUR : « Nous avons compris à quel point ces sessions ont aidé et peuvent continuer à aider les femmes. Nous restons donc ouvert pour toute collaboration et bien évidemment nous souhaitons qu’AZUR pérennise son action voir même l’élargir à l’égard des femmes qui viennent de d’apprendre sur leur sérologie ».

Le CSI Saint Joseph de Mvoumvou existe depuis les années 1960. Réhabilité en 2007, le centre a bénéficié de la création de certains services et comprend actuellement les services de maternité, de consultation curative, un service de laboratoire, un service de pharmacie, un service de planification familiale. En outre, le centre a mis en place un service de dépistage volontaire et offre un suivi de Prévention transmission mère-Enfant (PTME) pour les cas de femmes identifiées séropositives.

Dans le quartier 08 Mvoumvou, Véronique Kokolo a signalé que les femmes ont été très intéressées par les sensibilisations : «  Le quota de participation a été largement dépassé, ce qui prouve l’intérêt manifesté par les femmes. Cette session leur a permis de prendre conscience des violences. Dans le quartier elles en parlent. Ce qui fait que récemment, j’a enregistré un cas que je vous enverrai au guichet unique ». A la fin, elle a rappelé à AZUR, l’intérêt de pérennisation de ces actions de sensibilisation car c’est souvent difficile pour les femmes d’extérioriser ce qu’elles vivent ou ce qu’elles ressentent : « Il y a là honte et la peur en même temps, qu’est-ce que les gens vont penser ? D’où l’importance de perreniser ces sensibilisations afin qu’elles soient plus aptes à dénoncer les violences ».

Le projet de « Prévention des violences et prise en charge des femmes et enfants victimes de violence » collabore avec le Guichet unique d’assistance aux femmes et enfants victimes de violences mis en place par AZUR Développement et ASI. Les cas de violence identifiés dans les quartiers ainsi que dans les CSI sont référés au guichet unique pour une prise en charge globale.