Apportez un soutien aux femmes et filles victimes de violence : campagne des 16 jours d’activismes contre les violences faites aux femmes et aux filles

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La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles se tient chaque année du 25 Novembre au 10 Décembre. Initiée en 1991 par la société civile, cette campagne est organisée depuis lors sous l’égide des Nations Unies.
Au niveau local des voix s’élèvent afin de sensibiliser, éduquer le public, renforcer et de plaider pour des changements spécifiques.

AZUR Développement a lancé le 25 Novembre 2018, la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Durant cette période, les comités de trois (3) marchés, sélectionnés à Brazzaville (Marché Total, Marché PK, Marché Moungali) et à Pointe-Noire (Marché de l’OCH, Marché Fond tsié-tsié, Marché Thystère 1), sensibiliseront les populations dans les marchés sur les différentes formes de violence et les services des Guichets uniques d’assistance aux victimes de violence à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Campagne des 16 Jours. Sensibilisation Comité de marché PK.

Présentation des différentes formes de violence
La violence faite aux femmes et aux filles est vécue au sein du couple, de la famille, à l’école, au travail, et dans la rue. Les comités de marché sensibiliseront les populations sur les différentes forment de violences, physique, psychologique, sexuelle, économique.

La violence physique est la forme de violence la plus remarquable : Frapper (à la main ou avec un objet), battre, donner des coups de pied, de poing, mordre, brûler, empoisonner, suffoquer, étrangler, secouer, jeter, noyer, induire délibérément une maladie, gifler, tirer par les cheveux, blesser… De même, les sévices corporels vécus par les veuves sont également de la violence physique.

La violence psychologique se manifeste généralement par des injures, menaces verbales, insultes, isolement social, intimidation, critiques incessantes, insinuations malveillantes. La liste n’est pas exhaustive. Les conséquences sont dévastatrices, car les paroles blessent autant que les coups.

La violence sexuelle : Viol avec ou sans pénétration, attouchements sexuels ou des parties intimes, inceste, prostitution forcée, pornographie juvénile, pédophilie, harcèlement sexuel, exhibitionnisme, proxénétisme, esclavage sexuel, mutilations génitales, lévirat pour les veuves, tous ces actes sont considérés comme les actes de violence sexuelle.

Chez les couples, la violence sexuelle se traduit par les rapports sexuels répétitifs forcés, les rapports sexuels sans consentement (viol conjugal), le fait d’exiger les rapports sexuels en échange du paiement des charges du foyer « le donnant-donnant ».

La violence économique

La violence économique qui reste la moins connue se manifeste par des actes ou attitudes suivantes : situations économiques précaires forcées, appropriation de l’argent ou du revenu du partenaire sans votre consentement non paiement des factures du ménage, dilapidation de l’argent, endettement, non paiement de la pension alimentaire, privation de nourriture et des besoins fondamentaux. Et bien d’autres.

Toutes ces formes de violence sont prises en charge dans le cadre des services du Guichet Unique.

Soutien aux victimes de violence

Le message passé par les comités de marché oriente les victimes de violences vers le guichet unique d’assistance des femmes et enfants victimes de violence.
Les comités encouragent les victimes à se rendre au guichet unique d’assistance aux victimes de violence animé par AZUR Développement. Le guichet unique est un espace où les femmes et enfants victimes de violence ont accès à la prise en charge psychologique, médicale, juridique et judiciaire. Au guichet unique, la personne victime de violence peut être écoutée, suivie par un psychologue, être orientée sur la prise en charge médicale, juridique et judiciaire.

Les victimes de violence peuvent contacter le Guichet unique aux numéros : Brazzaville : 06 404 41 95 / 05 060 18 35. Pointe-Noire : 06 628 00 44.

Le message est passé en langue locale, ou langue la plus parlée du secteur auquel se situe le marché. Dans les marchés, les banderoles sont affichées à des coins stratégiques de façon que le message soit accessible à tous ceux qui fréquentent le marché.

Ces activités sont financées à Brazzaville par le Fonds Mondial pour les Femmes et à Pointe-Noire par l’Ambassade de France au Congo. Cette campagne prendra fin le 10 Décembre, et qui marque la journée internationale des droits humains.